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Cie Tohu Bohu / Alice Boivin

  • Pôle 164 Marseille
  • 26 nov. 2024
  • 4 min de lecture

Résidence de création - 6 > 10 octobre 2025


« Un geste sans gravité »


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Un geste sans gravité est un trio chorégraphique avec une forte dimension musicale. Il se joue sur scène, en format boite noire. On assiste à la vie d’une petite société. Trois danseurs et une corde sont sur le plateau, comme sur une île déserte. Ils survivent en créant des jeux de corde. Cela peut sembler futile, mais pour l’équilibre de ce microcosme, ces jeux sont indispensables. Les danseurs et la corde vont révéler une force oubliée : la gravité. Ils alternent entre résistance et abandon, jaillissement, tentative d’approche. La gravité apparait et renverse l’ordre établi pour nous faire entrer dans un monde circulaire, dans lequel les opposés se rencontrent et le grave s’allège.

Tous se confrontent à leur libre-arbitre, leurs responsabilités. Les gestes sont grossis comme sous une loupe. Ils sont des actions-réactions soumis aux lois physiques, aux lois humaines et aux pressions de nos mondes.

Que se passe-t-il quand l’un se met en mouvement ? Va-t-il en entrainer l’autre dans sa chute ? Créer une résistance ? Être en lien n’est-ce pas faire l’épreuve de son propre poids et de celui de l’autre ?

Vaille que vaille, chacun se débrouille avec son corps et sa gravité. Et c’est tout.

Cette pièce est une vignette de nos vies sur Terre. Soumis à des tensions, à des forces qui s’exercent dans tous les sens grâce à la danse et à la corde, les trois personnages gravitent comme des astres. Dans ces temps, où l’actualité mondiale est anxiogène, où nous sommes soumis à des contraintes aussi serrées que des cordages, nous les transformons en agrès pour inverser les tendances et entrer dans une vie en apesanteur. Nous nous évadons par l’air.

Un geste sans gravité prend sa source dans la cinétographie, un système d’écriture du mouvement créé en 1929 par le chorégraphe et architecte Rudolf Laban. La danse, source de vie, n’existe que par le mouvement des déplacements de masses, les luttes avec la gravité à l’opposé de la mort qui elle, n’est que statique. La pièce est écrite en partitions Laban.


Chorégraphie : Alice Boivin

Interprétation : Vincent Dupuy, Laure Desplan et Alice Boivin Création sonore : Artem Naumenko

Création lumière : Maureen Sizun Vom Dorp

Remerciements : Odile Rouquet, Séléna Bagaya, Chloé Nawel Cacheux, Noëlle Simonet, Alma Andersson, Hélène Boivin, Antoine Boivin, LIEUES


Production : compagnie TohuBohu

Partenaires

Engagés : Le CN D (Artiste en expérimentation 2024-2025) – Lieues - Scène découverte danse, Le Croiseur - Dalga danse libre - La maison du Berger - Klap - GMEM - Fondation Meyer

En discussion : Théâtre des Aires, Die - Royaumont

Escomptée en 2026 : DRAC AURA, ville de Lyon, région ARA

Pré-achats : Engagés : Le Regard du cygne – Le Croiseur, Lyon En discussion : Théâtre des Aires, Die - Klap


REPERES


Alice Boivin - porteuse du projet, chorégraphe,interprète

Diplômée du CNSMDP en danse contemporaine en 2016 et en écriture Laban en 2022, elle rencontre des artistes, pédagogues qui la transforment : Noëlle Simonet, Odile Rouquet, Nathalie Pubellier, Edmond Russo, Lucinda Childs, Rachid Ouramdane. Lors de Prototype III à Royaumont elle est interprète pour Hélène Iratchet, Irénée Blin. Depuis 2017, Alice est interprète pour Aurélie Berland, Véronique His, Aude Lebihan.

Elle s’engage également dans des co-écritures (VRAC, ekkis avec Marion Rhéty), ses créations (Les danses lunatiques), des projets transdisciplinaires (Scott Rubin, IRCAM) et assiste à la chorégraphie

Mathilde Rance. Grâce à l’écriture Laban, elle interprète des œuvres modernes de (Duncan, Malkovsky, Dunham...) et les transmet.

Après une rencontre avec Maguy Marin, un stage dans la compagnie et de longs entretiens, Alice transcrit en partition Laban un extrait de May B. Elle la remonte lors de Danse amateur et répertoire du CN D en 2024 en mêlant transmission écrite (qu’elle transmet) et oral (par Isabelle Missal). Elle mène un travail de médiation avec plusieurs structures (LIEUES, Ateliers de Paris, SUBS, Ar(t)icoche, Démos, CMA...).

En 2022, elle monte la compagnie TohuBohu et rejoint l’équipe de LIEUES, lieu collectif d’expériences et de partages artistiques, transdisciplinaires à Lyon. A partir de 2025, elle enseigne l’initiation à la cinétographie au « L3 Arts du spectacle » à l’université Lumière LYON 2 et au CNSMDL


La compagnie TohuBohu


La compagnie TohuBohu réalise des spectacles, des pièces chorégraphiques et des livres-objets (partitions, jeux...) en lien avec l’écriture Laban (appelée aussi cinétographie). Parallèlement aux activités de création, la compagnie sensibilise à la danse, et à l’écriture Laban de manière joueuse et créative. Créée en 2022, à Lyon, elle rassemble les projets initiés par Alice Boivin. La compagnie tient son nom, TohuBohu, de l'association de deux mots, définis par Rabelais: Tohu, l’ile de la solitude et du néant et Bohu, celle du vide. Rassemblés, ils forment le chaos primitif qui précède la création.

C'est un vacarme bouillonnant d'où sortent des danses, des pratiques, des mélodies. La compagnie s’inspire des relations humaines. Chaque création creuse dans le symbolique, la poésie, comme actes de résistance, de recherche de liberté face aux impératifs de l'explication, du résultat, pour comprendre notre monde et ouvrir des espaces.

La compagnie regroupe des danseurs, musiciens, artistes et créateurs pour explorer la danse et entrainer publics et participants.

« Dans mes ballets, [...] le but est de voir avec plus d’acuité, à écouter avec plus d’attention, et à penser plus intensément. » comme le dit le chorégraphe Merce Cunningham.

Un geste sans gravité est la première création de la compagnie.

 
 
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