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Alors on danse ! Ghislaine Louveau

4 avr.
3 min de lecture

Dans le cadre de ALORS ON DANSE !


JUSQU’A TROUVER L’ABRI

Un conte chorégraphique, plastique et sonore à partir de 6 ans


SPECTACLES ET ATELIERS

MARDI 16 FEVRIER 2027 9H30 > 11H ET 14H > 15H30

A l’intention des classes des écoles primaires



À partir du conte des frères Grimm « Hansel et Gretel », Ghislaine Louveau propose une réinterprétation contemporaine de l’histoire de Gretel. Dans ce conte chorégraphique, le corps de Gretel devient un espace de résistance, de reconstruction et d’émancipation. Entre danse, objets et son, Jusqu’à trouver l’abri aborde les violences faites aux enfants sans didactisme, en privilégiant la puissance poétique du geste.

 

Le spectacle ne montre pas la violence, il en traduit les répercussions, les états de vigilance, de tremblement, de fuite et d’apaisement. Gretel y apprend une défense inventive, non agressive mais déterminée. Elle retrouve son énergie, se protège, se console et se relève. Son chemin de cailloux devient ici un chemin de porcelaine brisée qui la guide jusqu’à trouver l’abri. À mesure que la danse avance, les débris s’organisent, les morceaux trouvent place, les objets d’abord inertes s’animent pour devenir des alliés. Ces fragments – les doudoubris – forment peu à peu un abri, un paysage mouvant où la fragilité devient force.

Le travail chorégraphique de Ghislaine Louveau s’appuie sur deux gestes fondamentaux : le bercement, geste de protection, de réassurance, de retour à soi ; et la riposte, inspirée d’une collection de gestes d’autodéfense et d’attitudes d’enfants observées lors d’ateliers. Ces gestes, comme des éclats d’apprentissage ou de résistance, nourrissent une écriture physique qui passe du tremblement à l’affirmation, du repli à la projection, du silence au cri.

Le dispositif scénique, fait de porcelaine et de plâtre, compose un univers plastique et sonore singulier : un sol jonché de débris que Gretel organise peu à peu, une cotte de maille en porcelaine, un paysage sonore fait de bris, de respirations et de musiques qui élèvent. La matière devient mémoire, les objets se font compagnons, et la danse trace un chemin d’émancipation.

Jusqu’à trouver l’abri est une affirmation par la danse, une traversée sensible vers la réparation, la confiance et la liberté.

LES ATELIERS

  • La parole de l’enfant sera placée au cœur du dispositif.

  • Les propositions seront organisées pour soutenir l’enfant dans la découverte d’une écoute profonde de son corps, de ses états et de ses limites.

  • Le choix et l’inventivité seront mises au cœur du processus de façon à valoriser les enfants dans leurs capacités à trouver des stratégies dans diverses situations.

  • Prendre conscience et confiance dans ses capacités corporelles (exploration d’une physicalité de la stabilité, de la force, de l’écoute, de la prise d’espace, de la voix).


Chorégraphie et interprétation : Ghislaine Louveau

Assistante et manipulation d’objets : Jasminee Leppe

Costumière : Fanny Gautreau

 

Création mars 2027 // dans le cadre du festival Signe de Printemps au Regard du Cygne

Coproduction // Le Silo, Boigny, 91  

Le projet bénéficie de la bourse ADAMI première fois danse

 

RESIDENCE CREATION AU PÔLE 164 DU LUNDI 15 au VENDREDI 19 FEVRIER 2027

 

Ghislaine Louveau, psychomotricienne, danseuse et chorégraphe, aime observer comment l'expérience motrice et sensorielle du corps construisent des manières singulières d'être au monde. Ses recherches tendent à retranscrire par l'écriture chorégraphique la particularité de ses constructions psychomotrices.

Danseuse, elle aime se mettre au service d’écritures chorégraphiques ciselées. Elle danse au sein de la compagnie Leste de Mariam Faquir depuis 2014, collabore avec Vibrisses de Joséphine Tilloy depuis 2017 et entame en 2024 une collaboration avec Yasminee Lepe, comme assistante pour État Végétal, et est interprète pour sa nouvelle création Under my blood.

Elle a également travaillé avec Raphaël Soleilhavoup, Claire Gérald, Tangible : Sébastien Molliex et Edwine Fournier, Laetitia Doat, Nicolas Maurel.

Au fil des années, elle développe un goût prononcé pour l’improvisation et la composition instantanée, appétit qui l’a conduit à performer avec/pour les plasticiennes Natalia Jaime-Cortez, Iris Dittler et la chorégraphe Bleuène Madeleine. En 2022, elle se joint au groupe de recherche fondé par Pascale Gilles autour du Tuning score de Lisa Nelson.

En 2024 elle rejoint l’équipe de Claude Boillet pour la reprise de sa pièce Visions dont la partition s’appuie en partie sur le Tuning score.

Ghislaine Louveau participe aux ateliers de recherche et/ou de création d’Agnès Dufour, Christine Gérard, Christian Bourigault et Christine Bastin puis se forme aux RIDC, elle y obtient son DE de professeur de danse contemporaine. Cette double formation l’amène à apprécier particulièrement les actions de transmission réalisées avec les compagnies.

 
 
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